# Momo | 22/10/2009 | Culture
Pourquoi le jardin d'essai est en arrivé à ce point là
Voici ce qui s'est passé, et c'est la réponse aux Algérois qui se demandent pourquoi le jardin d'essai est en arrivé à ce point là.
De 1832 à 1850.
Monsieur Auguste Hardy dirigea le jardin d'essais avec une main de maitre en créant trois belles plantations, celles des Bambous, Platanes et chamérops ; mais le jardin d'essai allait devenir le lieu de convoitises et d'affaires sous l'égide d'une compagnie Algérienne sans conviction Botanique,et sans souci des collections qui allaient péricliter un peu plus chaque jour donnant de sérieux problèmes à Monsieur Auguste Hardy qui d'ailleurs tira sa révérence avant d' avoir fini sa tache.
Et c'est que quelques années plus tard que le gouvernement a instruit la ville d'Alger de retirer le jardin d'essais des mains de la compagnie Algérienne. La ville d'Alger reconnue son erreur et attribua le nom d'Auguste Hardy une rue longeant le jardin d'essai.
De 1962 à1980
Monsieur Mazouz Belmehel dirigea le jardin d'essai qui fut d'ailleurs le troisième jardin dans le monde dans la zone tempérée après Calcutta et Batavia et reçu les plus grands experts du monde botanique durant cette période. En partant à la retraite par " la petite porte "Monsieur Mazouz a eut 25 ans d'amour professionnel sans égal, pas même une petite réunion de remerciement.
Un avis professionnel a été adresser aux responsables hiérarchiques, tout en saluant la reprise du jardin d'essai à sa juste valeur, ((voir la lettre que Monsieur Mazouz a adressé au journal d'El Watan du 26 novembre 2005)), donc Monsieur Mazouz a vu juste. Sans commentaires pour ceux qui ont osé ternir l'image d'un homme qui a œuvré depuis son enfance et çà...! c'est une autre histoire.
Par Momo
publié le 22 Octobre 2009, Jardindessai.com
# Administrateur | 04/10/2009 | Culture

MAZOUZ BELMEHEL 1er responsable du jardin d'essai s'est éteint
Ancien responsable du jardin d'essai, ingénieur agronome, il fut nommé Directeur au lendemain de l'indépendance et habitait avec sa famille à l'intérieur du jardin. Il occupait la villa qui se situe à l'entrée du jardin coté Hassiba Benbouali, jusqu'aux années 1980.
Durant toute cette période il a su continuer le travail de ses prédécesseurs et préserver ce précieux patrimoine, jusqu'au jour ou il fut remplacé. On l'affecta par la suite au parc zoologique pour s'occuper des animaux. C'est ainsi qu'on le surnomma le vieil animalier sans instruction, triste sort, triste fin. Il est mort à l'âge de 89 ans le 09-09-09 !.., sans que personne ne parle de lui. Toutes nos sincères condoléances à sa famille. (nous reviendrons sur ce sujet avec de plus amples détails).
jardindessai.com, publié le 04 Octobre 2009
# Administrateur | 12/05/2009 | Culture
Espaces perdus
La récente réouverture au public, après de très longues années d’absence, du jardin d’Essai d’Alger, le formidable engouement qui a accompagné cet événement, montrent à quel point un tel espace de récréation, de loisirs et d’apprentissage est nécessaire à la capitale. Alger a vu disparaître, l’un après l’autre, ses sites emblématiques les plus fortement liés à ses activités ludiques et culturelles. Il en est ainsi des lieux privilégiés, proches de la Cinémathèque d’Alger, ou du Théâtre national algérien, où les artistes aimaient se retrouver dans un esprit de convivialité et d’échange d’idées souvent passionné. On peut en dire autant de la famille universitaire et estudiantine qui avait des espaces de référence. Ces endroits, que ne célèbre plus aujourd’hui une mémoire forcément nostalgique, ont disparu au profit du vide, véritable suicide symbolique qui bénéficie d’abord aux tenants de la régression. Le jardin d’Essais était fermé comme le sont désormais toutes les salles de cinéma, un nombre grandissant de librairies et les restaurants, cafés, ou pâtisseries peu ou prou liés à la sphère intellectuelle.
C’est ainsi que la capitale a été amputée de cette dynamique de la convivialité qui était une quasi seconde nature pour ses habitants lorsque les institutions culturelles jouaient leur rôle au point qu’il y avait foule à la salle des Actes de l’université d’Alger et que les débats à la Cinémathèque d’Alger se prolongeaient jusqu’à l’aube. Les livres, en dépit d’un pouvoir d’achat restreint, étaient disponibles en quantités telles que les Algériens les achetaient par couffins pleins. C’était le cas à Alger, mais aussi dans les villes de l’intérieur du pays. Cet appétit pour les choses de l’esprit, ce sens développé du beau ont été taillés par le surgissement, puis l’affirmation à la fin des années 1980, il y a si peu encore, d’un rigorisme qui a vite viré à l’intégrisme castrateur. Le cinéma, le théâtre, la musique, les arts plastiques ont été pratiquement proscrits de manifestation publique et leurs lieux fédérateurs assignés à d’autres vocations. C’est ainsi qu’on a vu, et qu’on continue de voir, des librairies associées à l’histoire même de la capitale transformées en pizzerias. Cette destruction systématique des repères qui forgent l’identité d’une ville autant que de sa population entraîne forcément des séquelles. La preuve en a été donnée au jardin d’Essais rouvert, où ont eu lieu des scènes de vandalisme effroyables qui ont vu des animaux molestés et des arbres dégradés.
L’attitude irrespectueuse d’une partie, certes minime, du public n’atteste pas seulement d’un déficit d’éducation et de civilité, elle traduit une posture d’autopunition, car en altérant ainsi le jardin d’Essais, c’est leur propre conscience sociale que les auteurs de tels actes atteignent. C’est un énorme travail de refondation qui attend les institutions compétentes de l’Etat et la société civile pour réintroduire dans l’espace public des habitudes aussi fortement normalisées ailleurs dans le monde que le fait de respecter les œuvres de l’esprit et de la nature, et de protéger la faune et la flore. Lorsqu’on en arrive à agresser des animaux, à piétiner des fleurs, c’est que la part d’humanité qui fait la citoyenneté s’est érodée en cours de chemin.
[ source ]
Par Amine Lotfi
El Watan, publié le 12 Mai 2009
# Administrateur | 27/10/2008 | Culture
Parution : Le jardin d’Essais, « un si parfait jardin »
On connaît moins l’écrivain qui vient de publier en France aux éditions Le bec en l’air un recueil de textes intitulé Un si parfait jardin, avec des photos de Michel Denancé. Le jardin d’Essais, un des signes de l’excellence coloniale qui avait plus le souci des essences et des espèces végétales que des autochtones humains. C’est en ce lieu, récemment réaménagé, que se déroule la trame de l’ouvrage. Le 21 juin 2003, un mois après le terrible tremblement de terre qui frappa les environs d’Alger, Naghem L., jeune paysagiste, vient évaluer les dégâts occasionnés au célèbre jardin d’Essais.
De retour après dix ans d’absence dans son pays natal, il traverse une ville meurtrie. Sa mission botanique prend rapidement la tournure d’une enquête policière pour remonter jusqu’à la « racine » d’un vaste projet d’implantation coloniale camouflé dans les allées de ce « si parfait jardin »... Aux éditions Le bec en l’air, basé dans les Alpes de-Haute-Provence, à Manosque (pays de l’illustre Jean Giono), la collection dans lequel paraît ce livre s’intitule Collatéral.
L’objectif est de croiser littérature et photographies contemporaines en partant du constat que le texte est image comme l’image est texte. Ce qui compte ici, c’est le rapport entre ces deux écritures, le point de tension que la mise en page va révéler. L’objectif de la collection est aussi de faire rencontrer un écrivain et un photographe, souvent de nationalités différentes, et d’établir un dialogue entre leurs créations. Le livre est en compétition à Beyrouth (Liban) pour le prix Cadmos. Le jury choisira entre Louis Gardel (La Baie d’Alger), Mathias Enard (Zone) et Ramy Khalil (Les Ruines du ciel).
[ source ]
Par W. M.
El Watan, édition du 27 Octobre 2008
COPYRIGHT 2007-2010 - jardin d'essai News
XHTML - CSS - HAUT - Administration